God Bless Earplugs

Boules Quiès chez Albion et autres pérégrinations...

16 janvier 2008

Deux

 

Chaude recommandation d’aller voir Reviens-moi au cinéma. Comme c’est un film de Joe Wright avec Kéra Knaïtlet, forcément, on pense à Praïde ènde Prejudice, évidemment c’est pas pareil mais ça peut aider pour cerner le style naissant de Joe.

Paraît-il.

Les copines disent qu’il est cucu. Pareil que dans PP, y’a le piano, tout ça, la musique romantique, épi la nature, waou, même ambiance. Et le PP, au 2è visionnage, on commence effectivement à trouver ça bien niais (lors du premier visionnage mes instincts de fille aimant les histoires de filles amoureuses d’un bôôô ténébreux ont dû prendre le dessus et censurer totalement, mais alors totalement, voire bâillonner ou anesthésier toute perception de l’aspect mièvre pourtant évident du truc, à voir mon enthousiasme presque hystérique à la fin du film).

Enfin. Tout ça pour dire que je ne suis pas bien convaincue de la magnificence du new Joe. D’autant plus que, et ça c’est drôlement plus intéressant quand même hein, j’ai vu que La vie des autres repasse au ciné, pas vu mais entendu parler, mmh c’est tentant, et puis aussi celui dont personne ne parle mais qui me dirait bien à moi, c’est Quatre minutes (tiens, encore, la musique, le piano, tout ça, finalement, on y revient). A réfléchir. Ca fait longtemps que je n’ai pas vu de film vraiment marquant au cinéma. Lions et agneaux, bon, ça va mais sans plus. Aaaah je me souviens, le dernier film qui m’a fait ressorti ravie du cinéma, c’était Little Miss Sunshine. Ca commence à dater.

Et puis j’ai fini un bouquin complètement agrippant et agglutinant, bref qui ne vous lâche plus, ça s’appelle Dry, écrit par Augusten Burroughs, un genre d’autobiographie, mais écrit comme un roman, je l’avais dégotté dans le rayon « E » de la biblio (c’est bien, les livres en anglais mêmes récents ne sont pas empruntés et encore moins réservés). Depuis j’ai commencé Slam, by Nick Hornby (même remarque). Je me demande si je n’aurais pas dû attendre un peu. Laisser décanter Dry, laisser s’éloigner les personnages, fade away, pour ne pas couper net le ruban de chemin parcouru ensemble. J’aime pas arriver à la toute fin d’un livre, j’ai l’impression qu’alors je suis toute pleine d’un monde vide, ou vidé justement. Qu’il me faut alors faire l’effort incommensurable de faire connaissance avec d’autres personnages, d’autres enjeux, d’autres situations. Je me demandais si la solution à ce problème ne serait pas d’avoir 2 lectures en cours au même moment, pour pouvoir se plonger dans l’autre quand l’un est terminé.  

***

Vous avez l’air assez sûre de vous, qu’elle me dit à la fin de notre présentation. HA ! Moi ? Sûre de moi ? Alors que je cause devant une assemblée ? HA HA !! Ca doit être un trick que j’ai appris face à des classes de collégiens anglais pas forcément francophiles. C’est la meilleure. Exactement pareil que quand le cello teacher m’a annoncé : « tu n’as pas l’air d’avoir de problèmes en rythme » (Ha ha ha ! Le rythme et moi. Une longue et inachevée histoire de feeling et de pif…)(penser à acheter le solfège pour les nuls dès sa sortie)

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