15 novembre 2007
Upon my word
Ca fait tout drôle de voir Hélène Grimaud en chair et en os,
là assise devant un piano tout ce qu’il y a de plus réel.
Hélène Grimaud. Comme
un titre de CD, un nom qui parle de quelqu’un de tellement lointain à force de
devenir célèbre. (C’est comme Pieter Wispelwey prévu en juillet - ô tragédie -
pas sûre d’être là pour le voir)
Fait remarquable, Miss Grimaud ne fait pas
partie de ceux qui pensent qu’à talent extraordinaires, vêtements extravagants
(cf. robe-serpillère vue sur une clarinettiste).
En tous cas, toujours cette déroutante impression de
facilité. A chaque fois j’en suis déconcertée. Comme si les musiciens murmuraient : allez, regarde, c’est si simple, le violon / le basson / la
contrebasse / la trompette… Si simple.
***
Ce qui est drôle, c’est que je n’arrivais
pas à m’imaginer Darcy jeune. Impossible.
Le premier coup d’œil que j’ai jeté
au film m’a donné l’impression que non, lui n’était pas Darcy, si jeune, non
non, une impression de vraie étrangeté.
Ce qui est drôle, c’est que Darcy est le seul personnage que je me représentais vraiment sous les traits d’un personnage déjà en stock dans ma mémoire, autrement dit sous les traits de Salieri dans Amadeus (pas le tout vieux du tout début qui raconte hein, celui d'après, celui qui se déguise pour aller faire peur à Wolfgang) (il doit y avoir quelque explication freudienne plus ou moins alambiquée à cela, je n’en doute pas).
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